Croisée

Femme, tu portes le monde en ton ventre. C’est en toi que je me pose. En pesanteur – je suis, envahie de ma présence – je me sens.

En sensations mon corps improvise ce de quoi je suis séparée. Cet Autre incompréhensible. Ce monde insaisissable.

Mon esprit se tait. Il n’a pas le désir de comprendre. Il entend la voix dans chacun de tes souffles. En intuitions. En évidences.

Au sein de tes bras – enlacée. Au creux de tes reins – contenue, je me désire.

Homme, tu portes le monde sur ta croupe. C’est de toi que je me suis émerveillée. En abstractions – je vois, habitée de ta pensée – je me sais.

De chair mon corps tout entier est porté vers toi. Il boit sa puissance dans chacune de tes jouissances. En victoires. En évidence.

Mon esprit s’enflamme. Il explore cet infini inconnu. A chacun de ses pas, il se nourrit du plaisir de ses conquêtes. En explorations – je te prends, évadée de ta possession, je me crois.

Au coeur de nos croisements – réconciliés. Au milieu de nous – réunis, je me rencontre.

En Accord.

En Unité.

Au Plaisir,
Anne

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