A propos du Sexe et de l’Amour

J’ai une question à vous poser;
Pensez-vous que les sexe et l’amour soient dépendants ?

Je n’ai à déposer que ma propre lecture, ma propre écriture féminine du Monde et je le fais, ici

Vaste chantier que d’aborder ces thèmes de l’Amour et du Sexe, déformés et déshonorés par notre histoire.
Civilisé se disait déjà cet Homo Sapiens, qui se mit à délaisser les choses de l’âme, de plus en plus sûr, plus à l’aise dans son corps qu’il commence à maîtriser, sa raison qu’il commence à organiser et sa morale dont il présent le pouvoir inouï.
Il se fie alors à sa propre pensée, pour lui Comprendre sera Savoir.
Homme de science, homme de savoir, homme de lettre, homme de pouvoir,  puisqu’il mise sa réussite sur un réel qu’il explique, qu’il démontre, qu’il vérifie, qu’il prévoit, qu’il calcule, qu’il brandit en graphiques, en logiques et en raisons.

De ses Sens il commencera à se méfier, souvent même il cherchera à s’en débarrasser. Des maîtresses des Sens, il se méfiera jusqu’à les juger coupable, jusqu’à les éradiquer. Il se coupera de lui-même en se fermant au niveau de son cœur, il répudiera tout ce qu’il a de féminin en lui.
Alors il culpabilisera, il punira et il ridiculisera la Magie des Sens, l’intuition de la magie, la connaissance du plaisir, la nostalgie de l’Ailleurs, la puissance de l’Amour !

De cette coupure entre ces deux parties de l’Ètre, ces deux énergies contraires et pourtant non opposées, naquit la Dualité. Une étrange solitude plongera alors l’humain dans l’Insatisfaction qu’il tentera de combler avec tout ce qu’il considère comme réel, ce qu’il peut posséder, ce qu’il peut prévoir. Il contrôle, il exige, il réquisitionne, il règne en maître et pourtant il a peur, il reste vide, il se console, il se consume, il se détruit lui-même et ceux qui l’entourent. Et la Terre avec.

A s’être détourné des femmes de tous les temps, de toutes les femmes de sa vie, à n’avoir pas écouter leur chuchotement, à fermer son coeur, il perd beaucoup de sa belle puissance, de sa belle assurance.  Il fait l’amour comme il fait la guerre. Il se dépêche, il se brandit, il s’impose.

A s’être tues tout ce temps, elles doutent aujourd’hui des savoirs qu’elles re-découvrent en elles des évidences qui éclatent, la fluidité de leurs gestes lorsqu’elles font l’amour, l’infinie énergie de leur plaisir, l’intensité de leur lumière et toute cette face du monde qui s’est presque éteinte.

Et puis il y a cette Femme Nouvelle, celle qui se confie à ses certitudes, qui s’exprime dans ses intuitions, qui se nourrit de ses Sens, qui célèbre toutes les beautés, qui s’abandonne à l’inconnu.

Et lorsqu’elle croise le Nouvel Homme, cet homme qui a assis en lui toutes les facettes de sa masculinité puissante, matérielle et sécurisante, lorsqu’il reconnait son insondable solitude, qu’il a exploré les limites de ce qu’on appelle réalité, qu’il s’abandonne à la fascination qu’il a pour cette femme aux contours irréels, celle qui n’a pas pu dompter et de laquelle il ne se fera pas serviteur, cet homme-là s’ouvre à lui-même.

Et de la rencontre de ces deux-là, jaillit alors une connaissance nouvelle qui n’est pas complètement celle de l’esprit, ni tout à fait celle des dieux. Rencontre des corps qui se laissent dire le pire et le meilleur, croisement des violences et des douceurs, abandon des craintes de la différence, c’est dans le Donner et le Recevoir que se synchronisent les coeurs et les corps. Naturellement.

Etrange déploiement de deux énergie sexuelles assumées, transformées, révélées.

Au-delà de la dualité, lorsque le sexe dévoile tous les secrets oubliés de l’Univers, comment appeler cette lumière qui illumine le corps et l’esprit ?

Moi je l’appelle l’Amour.

La subtilité de leur dépendance est une terre inconnue qu’il me plait d’explorer. Mes voyages me mènent à vous. A eux. A lui. A moi.

ar

 

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Franck Eugène / Adam et Eve / 1910
Musée d’Orsay / Paris

3 réflexions sur “A propos du Sexe et de l’Amour

  1. Elle dit: j’ai l’arbre qui me saisonne de tous les animaux qui sont venus lui donner bien autre chose que la banalité
    Il répondit: Je t’ai mieux que croisé au premier vent, j’ai flairé à ta fourche l’odyssée d’où vient le rugissement des profondeurs.
    Nous ne nous demandâmes plus alors qui était dessous, l’un et l’autre dessus était au fond de l’autre, la pierre de l’antre vibrant au tympan du temple sexuel.

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  2. A la question posée : pensez-vous que le sexe et l’amour soient dépendants ?, je répondrai qu’ils peuvent être indépendants l’un de l’autre mais que c’est accompagné de l’autre qu’ils trouvent chacun leur accomplissement.

    Mais c’est assez banal.

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